Commemoration

Cimetières militaires

Cimetières militaires du CWGC  ou cimetières militaires , ...tous témoignent de cette même volonté de réunir en un seul lieu, tous ceux qui ont sacrifié leur vie.

Nous vous invitons à les découvrir.

En savoir plus...

Cimetière du VC Coner

Les combats livrés par les britanniques dans le secteur avant la bataille de Fromelles ont été courts et intenses. Au cours de ceux-ci, plusieurs exploits individuels ont été sanctionnés par l’attribution d’une Victoria Cross, la plus haute distinction militaire britannique. C’est ce que rappelle le nom de ce cimetière : VC Corner, littéralement, le coin des Victoria Crosses.
C’est le seul cimetière exclusivement australien sur le territoire français.
Il est composé de deux fosses recouvertes de gazons et marquées d’une croix. Ce sont les restes de 410 soldats non identifiés et retrouvés sur le champ de bataille. Au fond du cimetière un mur écran reprend les noms de 1299 militaires australiens disparus au lendemain d la Bataille de Fromelles.

Cimetière du Bois du Faisan

Conjointement les historiens locaux de Fromelles et un historien d’art australien intéressé par l’histoire de la Bataille de Fromelles ont redécouvert dans les archives militaires de Bavière qu’un ordre avait été donné par le commandement bavarois d'inhumer les cadavres ennemis sur le territoire de Fromelles, à la lisière sud d’un petit bois appelé à l’époque par les allemands « Bois des faisans ».
Après deux premières missions archéologiques de validation, une opération dite de « récupération » a été lancée en mai 2009 par des experts de l’université d’Oxford. Une trentaine d'archéologues, légistes, anthropologues pendant 5 mois ont récupéré et analysé sur site les dépouilles, le millier d'objets ainsi que des prélèvements ADN pour l'identification des corps. Sur 250 corps exhumés, 110 ont pu être identifiés fin 2011. A la cérémonie du 19 Juillet 2012, il y en avait 9 de plus, à celle du 19 juillet 2013, il y en aura 5 nouveaux.
La Commonwealth War Graves Commission, organisme responsable de l'entretien des tombes du Commonwealth, a été naturellement désigné pour édifier ce nouveau cimetière militaire.
Sa conception simple et classique s’inspire d'une remarquable tradition architecturale. Il est construit selon les mêmes normes élevées que les autres
cimetières de la CWGC, en utilisant des matériaux et une horticulture de qualité et en
tenant compte des techniques d’architecture et de construction du 21ème siècle.
Les plans du nouveau cimetière sont flexibles pour lui permettre d’accueillir jusqu’à 400 sépultures. Chaque sépulture est marquée individuellement. La forme hexagonale se prête à une structure radiale dans laquelle les carrés de sépultures, les rangées de pierres tombales et les allées convergent vers la Croix du Sacrifice. La Croix se dresse sur une terrasse surélevée offrant une vue dégagée sur le champ de bataille de Fromelles et le VC Corner, le cimetière le plus étroitement associé à la bataille.

Les fouilles du "Bois des Faisans"

Chacun des 250 corps retrouvés dans les fosses du Bois des Faisans ont été réinhumés avec les honneurs rendus conjointement par les forces armées britanniques et australiennes au cimetière du Bois du Faisan.

Cliquer sur les liens suivants pour consulter les fiches réalisées par la CWGC.

1-La Bataille

2-Le Contexte

3-La récupération

4-Le cimetière

Cimetière du Aubers Ridge

Le village d’Aubers a été pris par la 9ème brigade le 17 Octobre 1914, avec Herlies et une partie de la crête. Ces gains, cependant, ont été perdus en quelques jours, et le Ridge, en dépit des attaques répétées, n'a pas été capturé par les forces britanniques pendant trois ans. Au début d’octobre 1918, il a été sécurisé par la 47e Division (Londres). Le cimetière a été créé après l'armistice.

594 corps : Royaume Uni
124 corps : Australie
1 corps : Inde

Cimetière du Pétillon

Passé les 3 arches du portique d’entrée, le cimetière de la rue Pétillon se dévoile comme un jardin magnifiquement entretenu.
Comme le Trou Aid Post, il était situé à proximité d’un poste de secours de la seconde ligne britannique.
En entrant sur ce lieu de mémoire, il est aisé de repérer les tombes accolées de 30 soldats australiens victimes d’un raid allemand le 15 juillet 1916.
Ce cimetière a été créé Décembre 1914, il a été utilisé jusqu’en Avril 1918, où il est tombé aux mains des Allemands. Il a été réutilisé à partir de Septembre 1918, puis après l’armistice, pour y concentrer les tombes venant du champ de bataille environnant.

Ce cimetière contient les tombes de :
1136 Britanniques
292 Australiens
Canadiens
24 Néo-Zélandais
12 Allemands
1 Indou.

Cimetière du Trou Aid Post

Œuvre de l’architecte Sir Herbert Baker, ce cimetière est l'un des plus beaux en Flandre.
Le Trou Aid Post Cemetery a été établi dès septembre 1914 à côté d'une ancienne ferme fortifiée, transformée dès le début de la guerre en Aid Post (poste de secours britannique sur la seconde ligne de tranchée britannique, au lieu-dit « le Trou ».).
Là reposent 351 soldats du Commonwealth tombés lors des différentes batailles du secteur : Le Maisnil (octobre 1914), Aubers (mai 1915), Loos-en-Gohelle (septembre-octobre 1915) et Fromelles (juillet 1916). Ce secteur faisait partie du « Front oublié » qui s’étend d’Armentières à La Bassée, cette zone resté à l’écart des grandes zones stratégiques d’Ypres et de l’Artois. Seuls 147 ont pu être identifiés.
Les Anglais ont adopté le principe de tombes égales et identiques pour les soldats et les officiers. Les stèles en pierre taillée indiquent parfois un signe religieux, le badge du régiment, le matricule du soldat, ses initiales et son nom de famille, la date du décès, l'âge et éventuellement une inscription d'hommage souhaitée par la famille. On constate que 80% des soldats inhumés sur ce site avaient entre 18 et 25 ans.
Utilisé comme cimetière d'octobre 1914 à juillet 1915, on y rencontre aussi la tombe du General Lowry Cole, tué lors de la bataille de la Cote d’Aubers en Mai 1915, alors qu’il tentait de réorganiser ses troupes en plein désarroi.

Cimetière militaire allemand, Haubourdin

Cimetière militaire allemand, Haubourdin

Deux plaques indicatives mentionnent le nombre de 627 soldats Allemands et de 1000 soldats Allemands.

Cimetière militaire allemand, Salomé

Le cimetière allemand de Salomé contient 3548 corps de soldats allemands, 2 corps de soldats austro-hongrois et 2 corps de soldats portugais de la première guerre mondiale. Les 3548 Allemands dont 90 inconnus reposent dans des tombes particulières. Les tombes de 4 soldats de religion juive portent une stèle en pierre naturelle avec des inscriptions en hébreu

Le cimetière a été créé par les troupes allemandes en janvier 1916.

Il a d’abord servi à l’inhumation des soldats tués au combat ou ayant succombé à leurs blessures jusqu’en juillet 1918, puis à celle des soldats tués en 1914 et 1915 et enterrés provisoirement sur le champ de bataille.

La majorité des morts sont des victimes de la guerre de position dans la région de La Bassée, des combats de début et fin 1917 et de l’offensive allemande du début de 1918.

Après la guerre, les autorités militaires françaises ont agrandi le cimetière en y transférant les morts enterrés dans d’autres cimetières de Salomé même et d’autres localités de la région. Une grande partie des corps non identifiés ont été enterrés à Saint Laurent Blangy près d’Arras.

Les morts appartenaient à des garnisons stationnées en Bavière, Westphalie, Duché de Bade, Oldenbourg, Hanovre, Schleswig-Holstein, Saxe, Prusse orientale, Brandebourg et Rhénanie.

Suite à un accord passé avec les autorités françaises en 1926, l’entretien et l’amélioration du cimetière furent confiés à la Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge eV. Toutefois, le problème du marquage durable des tombes est resté en suspens à cause d’un manque de crédit et du déclenchement de la seconde guerre mondiale. En juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge a obtenu définitivement l’entretien des cimetières militaires allemands en France avec un financement du gouvernement fédéral allemand. En 1974, on a effectué des aménagements paysagers importants et on a remplacé les croix de bois provisoires par des croix en métal avec les noms et dates de décès gravés. Une grande croix en métal a été placée au centre du cimetière.

Cimetière militaire allemand, Illies

Le cimetière allemand d‘Illies contient 2886 corps de soldats allemands et 4 corps de soldats austro-hongrois de la première guerre mondiale.

Il a été créé par les troupes allemandes en 1914.
La plupart des corps enterrés proviennent des combats de la Course à la mer en octobre/novembre 1914 et des combats du début de l’année 1915 en Artois.
Après la guerre, les autorités militaires françaises ont agrandi le cimetière en y transférant des morts enterrés dans 17 autres localités de la région.

En 1930, on a agrémenté de verdure les allées intérieures, planté des platanes et arbustes et
construit une entrée avec des piliers et une porte en fer forgé. En 1980, les inscriptions sur les tombes ont été remplacées par des croix en métal et on a édifié une grande croix en acier.
275 morts dont 56 seulement sont identifiés ont été enterrés dans 5 fosses communes entourées de pierres taillées.
Dans la tombe 2/78, reposent l’un près de l’autre le Capitaine Auguste Balthasar tombé le 25 octobre 1914 et son fils Guillaume tombé le 3 juillet 1941 près d’Aire sur la Lys.

Cimetière militaire allemand, Wicres village

 

2824  tombes individuelles de soldats allemands morts durant la Première Guerre mondiale.
Seuls 128 soldats sont inconnus.

 Le cimetière militaire allemand Wicre-Village a été créé en Septembre 1915.
Plus de 900 victimes enterrées ici proviennent des combats de l’automne 1915 , près de 1000 autres, de la grande attaque allemande en mai et de la contre-offensive alliée de septembre et octobre 1918.

En 1979, les croix provisoires en bois ont été remplacées par des tombes en pierre naturelle.

Cimetière militaire allemand, Wicres RN41

Le cimetière allemand de Wicres route de La Bassée contient 584 corps de soldats allemands de la première guerre mondiale inhumés dans des tombes particulières. 30 d’entr’eux sont inconnus. La tombe de 1 soldat de religion juive porte une stèle en pierre différente avec des inscriptions en hébreu.
Ce cimetière a été créé en mars 1916 pour les soldats décédés du 15e régiment d’infanterie et du 15e régiment d’infanterie de réserve en garnison à Minden en Westphalie. Ces 2 régiments y ont inhumé leurs morts tombés dans la région jusqu’en mars 1916. La plus grande partie des soldats enterrés (environ 470) ont été tués dans les combats de début et d’automne 1915 lors des offensives des Alliés mais également pendant la guerre de position jusqu’au début de 1916. Les morts de 1914 sont tombés dans les violents combats d’octobre et novembre entre Arras et Ypres.
En novembre 1914, le 15e régiment d’infanterie westphalien Prinz Friedrich des Pays-Bas appartenant à la 26e brigade de la 13e DI arrive dans le secteur de Fromelles. Il participera pendant plus d’une année aux combats dans le saillant de La Bassée, notammnent à Neuve Chapelle en mars 1915. Les pertes sont nombreuses. Les tués sont enterrés sur place ou dans un petit cimetière sur la route entre le hameau de Halpegarde et Illies. Au début de 1916, avant le départ du régiment vers la Meuse, les officiers veulent réunir tous les hommes tombés dans le secteur en un même endroit : ils choisissent un terrain sur le territoire de Wicres près de la ferme Le Willy, en bordure de la RN 41. Pendant les travaux d’aménagement, on exhuma les morts du régiment enterrés au Maisnil, à Fromelles, à Fournes-en-Weppes, à Illlies, à Sainghin-en-Weppes. L’entreprise Draber-Schöne de Minden confectionna un portail en fer ouvragé et l’entreprise Ronicke de Minden forgea artistiquement une clé pour le portail, livrée dans un coffret en chêne œuvre du sculpteur Otto Richter. Le portail et la clé ont disparu depuis. En mars 1916, l’inhumation eut lieu au cours d’une solennelle cérémonie et en présence de nombreuses délégations militaires. Depuis cette date 330 officiers, sous-officiers et soldats du régiment reposent dans ce cimetière.
Après la guerre, les autorités militaires françaises ont supprimé les cimetières des 16e et 17e régiments d’infanterie de réserve bavarois ainsi qu’un autre petit cimetière des environs et ont transféré les corps au cimetière de Wicres route de La Bassée.
Pendant la guerre déjà, le cimetière fut clôturé par un mur et on édifia au centre un imposant monument en forme de croix, œuvre du sculpteur Otto Richter qui réalisa entr’autres les décorations de la façade du Reichstag de Berlin. Le monument en entouré d’un cercle de stèles en grès rouge sur lesquelles figurent en écriture gothique les noms des soldats morts du régiment.

Cimetière militaire allemand, Beaucamps-Ligny

Rue de l’Eglise, 2628 corps allemands
De nombreux cadavres étaient amenés par chariot. Notamment, lors des importants combats de Fromelles-Aubers en 1915 et 1916, les agriculteurs devaient fournir le matériel. Les cadavres en trop grand nombre étaient les hangars et granges de la ferme Lictevout située 40, rue de l’église. Il fallut creuser des fosses communes pour plus de 500 corps.
Les hommes valides et même de jeunes requis creusaient les tombes et enfouissaient les cadavres sous contrôle et après vérification de l’identité des morts.
Le pensionnat Ste Marie occupé pendant 4 ans est transformé en hôpital. D’où la proximité du cimetière militaire allemand en face.
Le cimetière allemand de Beaucamps-Ligny contient 2628 corps de soldats allemands de la première guerre mondiale : 2070 en tombes individuelles dont 108 anonymes et 558 en 12 fosses communes dont 6 seulement sont identifiés. Les tombes de 14 soldats de religion juive portent une stèle en pierre naturelle avec des inscriptions en hébreu.
Le cimetière a été créé par les troupes allemandes en mai 1915 à son endroit actuel pendant les combats très sanglants entre Armentières et La Bassée. Un établissement voisin proche du front servait d’hôpital, cela explique l’emplacement de cet important cimetière.
Près de 1000 corps enterrés sont ceux de soldats morts entre mai et décembre 1915. A ceux-ci s’ajoutèrent les morts de la guerre de position en 1916 et 1917 et ceux de la grande offensive anglaise de juillet à octobre 1917.
Dans les années 1920 à 1923, les autorités françaises ont transféré dans ce cimetière une grande quantité de cadavres allemands provenant de localités voisines. Le passage entre le cimetière communal et le cimetière allemand a été ouvert en 1975 pour la visite du Ministre allemand, signe de la réconciliation entre les peuples français et allemands.
Les morts appartenaient à des garnisons stationnées en Bavière, mais aussi en Westphalie, Silésie, Saxe, Hanovre, Thuringe, Hesse, Duché de Bade, Wurtemberg et la partie nord de la Rhénanie. 530 hommes du 20e régiment de Nuremberg en Bavière reposent dans ce cimetière. Ce régiment perdit plus de 3287 hommes et officiers durant le conflit. Il a combattu à Fromelles les 19 et 20 juillet 1916.
Suite à un accord passé avec les autorités françaises en 1926, l’entretien et l’amélioration du cimetière furent confiés à la Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge eV. En sus des travaux de jardinage et de gazonnage, de la plantation de nombreux arbres, arbustes et rosiers sauvages, elle a installé une nouvelle entrée. Toutefois, le problème du marquage durable des tombes est resté en suspens à cause d’un manque de crédit et du déclenchement de la seconde guerre mondiale. En juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge a obtenu définitivement l’entretien des cimetières militaires allemands en France avec un financement du gouvernement fédéral allemand.
A partir de 1972, les croix de bois provisoires ont été remplacées par des croix en métal avec les noms et les dates de décès gravés. Une grande croix en acier a été placée au centre du cimetière.

Cimetière militaire allemand, Fournes-en-Weppes

Rue Pasteur, 1984 corps allemands

Le cimetière allemand de Fournes-en-Weppes contient 1916 corps de soldats allemands et 5 corps de soldats français de la première guerre mondiale. 1739 Allemands dont 190 inconnus reposent dans des tombes particulières. Les 177 autres tous inconnus sont inhumés dans 3 tombes collectives. Les tombes de 6 soldats de religion juive portent une stèle en pierre naturelle avec des inscriptions en hébreu
Le cimetière a été créé par les troupes allemandes en octobre 1914.
Les morts ont d’abord été inhumés en lignes circulaires en inspiration d’un cimetière civil, puis en rangées linéaires jusqu’à l’arrivée des troupes alliées en septembre/octobre 1918.


Les combats d’octobre 1914 occasionnèrent de lourdes pertes dans la région, ainsi que ceux de début et d’automne 1915. Cependant, plus de 750 corps enterrés proviennent des combats de la guerre de position de l’année 1916. Le reste des corps provient principalement de l’offensive allemande d’avril 1918 dans la région d’Armentières contre l’aile gauche du front anglais autour d’Ypres, particulièrement contre le Mont Kemmel.
Les morts appartenaient en majorité à des garnisons stationnées en Bavière, mais aussi en Westphalie, Prusse occidentale, Posnanie, Silésie, Brandebourg, Saxe, Wurtemberg et Rhénanie.

Suite à un accord passé avec les autorités françaises en 1926, l’entretien et l’amélioration du cimetière furent confiés à la Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge eV. Toutefois, le problème du marquage durable des tombes est resté en suspens à cause d’un manque de crédit et du déclenchement de la seconde guerre mondiale. En juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge a obtenu définitivement l’entretien des cimetières militaires allemands en France avec un financement du gouvernement fédéral allemand. Les travaux de défrichement et d’aménagement du cimetière avaient déjà commencé. En 1969, les croix de bois provisoires ont été remplacées par des croix en grès de type Grünten avec les noms et les dates de décès gravés.
Les fosses communes ont été identifiées par des grandes pierres placées sur le sol. Une grande croix en grès Grünten a été installée au centre du cimetière. En 1974, des aménagements paysagers importants ont été effectués. A cette occasion, le mur d’entrée a été refait et on a installé une barrière en fer forgé.